Max Durand, Sculpteur acier

Êtres ferraillés, structures d'acier travaillé par l'arc électrique, plié, tordu, martelé sur l'enclume, soudé, découpé. Soudures qui se répandent, brûlent et martyrisent le métal, ajout de matière qui donnent au fer minéral une texture presque vivante.

 

Structure, dessin dans l'espace recréant l'être et la matière contre le vide ; absence ou disparition, construction ou dégradation. La vérité de l'instant et du contexte sont là, évidents, dans une expression tremblante et un réalisme déstabilisant. Le récit se déroule autour du vide mais le dépouillement ici, est trompeur ; rien ne manque.

 

L'inspiration vient du vivant, de l'animal ou de l'humain, souvent de la souffrance des corps, des âmes ou des cœurs. L'abandon, l'errance ou le martyre.

 

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Le regard que l'on porte sur une œuvre de Max Durand est très vite un échange – la communication s'installe car les regards se croisent.

Celui de l’œuvre et le notre.

Comment de minuscules parcelles métalliques peuvent-elles exprimer aussi profondément, aussi parfaitement, le ressenti d'un modèle virtuel, humain ou animal, au moment de l'arrêt sur image décidé par l'artiste ?

Statufiée, dans les deux acceptions du terme, l'expression du moment devient l'histoire d'une vie.

Ce récit se déroule autour du vide.

Les phrases sont de fer, les ponctuations soudures.

Nul besoin de circonlocutions ou de paraphrases.

La vérité de l'instant et du contexte sont là, évidents, grâce à une expression tremblante, à un réalisme déstabilisant. Le dépouillement, ici, est trompeur. Rien ne manque.

Les œuvres de Max Durand nous emmènent loin, très loin, au cœur de l'émotion.

 

                                   Daniel Hannier  3/11/2016